Glenn Miller & His Amazing Orchestra

- Glenn Miller - Chattanooga Choo Choo -

Step aside partner, it's my day
Bend an ear and listen to my version
(Of a really solid, Tennisee excursion)

Pardon me boys, is that the Chattanooga Choo Choo?
(Yes Yes) Track 29!
Boy you can give me a shine

(Can you afford to board, the Chattanooga Choo Choo?)
I've got my fare
And just a triffle to spare

You leave the Pensilvania station 'bout a quarter to four
Read a magazine and then you're in Baltimore
Dinner in the dinner, nothing could be finer
(then to have your ham and eggs in Carolina)
When you hear the whistle blowinf eight to the bar
Then you know that Tennisee is not very far
Shuffle all the coal in
Gotta keep it rollin'
(Whoo Whoo Chattanooga there you are)

There's gonna be, a certain party at the station
Satin and Lace
I used to call funny face

She's gonna cry
Untill I tell her that i'll never roam
(So Chattanooga Choo Choo)
Won't you choo choo me home.

Get aboard...
All aboard...

Chattanooga choo choo
Wont you choo choo me home.
# Posté le lundi 06 août 2007 12:58

Fear And Loathing In Las Vegas

Fear And Loathing In Las Vegas
« On était au environ de Barstow, on attaquait le désert quand les drogues ont commencé à faire effet. »

Par cette fameuse phrase commence l'un des plus délirant roman de fiction journalistique des folles 70's. Hunter Stockton Thompson alias Raoul Duke, accompagné de son avocat Oscar Acosta aka le Dr Gonzo, nous immisce dans un voyage initiatique sur la déchéance du Rêve Américain post-Vietnamienne, doté pour seul ticket qu'une valise pleine de diverses drogues – mescaline, poppers, coke, marie-jeanne, L.S.D., rhum, éther. Fear And Loathing In Las Vegas – traduit en français par Las Vegas Parano-, écrit tel une évidence, un prémice au journalisme Gonzo, sorte d'autofiction journalistique totalement subjective où l'observateur est lui-même le personnage principal du roman, après un premier essai réussi que fut Hell's Angel.

The Doctor Thompson trempe sa plume incisive dans l'éther pour une description fictionnelle de la course de moto du Mint 400 puis de la convention nationale des procureurs sur les dangers des stupéfiants, - auquel il participa complètement défoncé-, dans un premier article initialement destiné aux magazines Sports Illustrated & Rolling Stone, basé à San Francisco. Fear and Loathing in Las Vegas est la pièce centrale de son ½uvre, qui propose, dans ces années 70, après les présidences de Johnson et de Nixon, qui menèrent les U.S.A. dans les tréfonds de la guerre du Viet Nam, une vision lucide et provocatrice de la mort de l'American Way Of Life.
Las Vegas Parano présente la couverture d'une course de moto par un journaliste totalement allumé qui profite de sa présence à Las Vegas pour s'adonner à la défonce de l'année dans l'enfer du jeu. Fear and Loathing in Las Vegas est aussi représentatif du Freak Movement mené par Thompson que Sur La Route de Jack Kerouac l'était pour la culture Beatnik et Vol au Dessus d'un Nid de Coucou de Ken Kesey L'était pour la génération hippie.
Après l'engouement provoqué par l'émancipation sexuelle de la fin des années 60, le Summer Of Love, la révolution des m½urs initiée à San Francisco, Thompson analyse ici ce qu'il reste de ces moments d'exaltation pour une jeunesse qui croyait pouvoir changer le monde.
Pour ce journaliste qui n'avait jamais vraiment intégré le mouvement hippie, ceux-ci n'ont existé que sous une forme d'ébullition sur un feu de contestation. Une fois cette chaleur passée, cette culture devait sombrer en déliquescence. Joplin, Hendrix, Morrison étaient déjà parti au panthéon des icones rock qui se consumèrent dans la folie de ces années de feu.
Puis la débâcle du festival d'Altamont évacua les dernières cendres...

Bien sur, Las Vegas Parano reste ce chef-d'½uvre d'humour écrit pendant ces nuits allumées où Thompson restait parfois, -souvent-, jusqu'à l'aube devant sa machine à écrire. Comment nos zygomatiques peuvent ils rester tétanisés à la description azimutée et subjective d'un éthéromane, divaguant dans les allées des casinos de Las Vegas ? Ou cette convention sur les dangers des stups, à laquelle participa Duke grâce à sa seule carte de presse, qui lui permit de se faire respecter par les quelques centaines de flics tandis qu'il sombrait dans une défonce insensée.

Pourtant Thompson le dit lui-même, il faudrait être dingue pour croire tout ce qui est écrit. Il a toujours affirmé que l'alliance de la fiction et du journalisme était plus révélateur de la vérité profonde que tous les articles pondus par les pisses copie du Times. Ce qu'il visait, c'était une technique psychédélique/photographique de journalisme instantané : un brouillon écrit sur place à vitesse grand V en évitant corrections, relectures, coupes et fioritures, le tout prêt pour la publication. Car Fear and Loathing in Las Vegas est avant tout un article, publié en deux épisodes par le magazine Rolling Stone. Le théoricien du nouveau journalisme américain, Tom Wolfe parlera d'un « brûlot sensationnel parfaitement en phase avec son temps. ». C'est d'ailleurs la première fois qu'il utilise la formule Fear & Loathing, la peur & la crainte, formule qui accompagna ses analyses politiques tout au long de sa carrière de journaliste.

# Posté le vendredi 02 mai 2008 19:15

JMPZ – Musique à Géométrie Variable

JMPZ – Musique à Géométrie Variable
JMPZ –Musique à Géométrie Variable

21h. Larnod, premier concert assisté au Cylindre. Avec une affiche qui m'est commune puisque ce sont les Mâconnais de JMPZ qui assurent le show ce soir. Flashback : la dernière fois que je les ai vus, ils n'étaient encore qu'un groupe prometteur jouant régulièrement à la Cave à Musique, salle de Mâcon, ville natale, défendant leur premier album Cyclothymique. Les JMPZ font donc un peu parti de ma famille comme de lointains cousins.
Ce soir, je me sens privilégié de tant les connaître, avec tous ces gens qui les découvrent. Quatuor composé d'un batteur (Seb), un didjeridoo (Rudy, nouveau venu), et deux bassistes ! (Ben & Juju), trop heureux de pouvoir s'exprimer pleinement sans être sous l'emprise de guitaristes égocentriques.
Indus/Tribal/Metal/Dub/Electro, Fusion finalement, tels sont les styles qui se dégagent de leur compositions, à rapprocher par exemple de celle d'Ez3kiel. JPMZ est délibérément original, novateur, une vraie bouffée de nouveaux sons dans la scène française.
Le groupe nous présente son nouvel album Sound Asylum qui offre une tournée supplémentaire à un groupe qui a effectué plus de 400 concerts grâce aux deux précédentes galettes, qui les menèrent notamment aux Eurockéennes de Belfort.
Le concert débute sur Tooloose issu de leur second album Subsonic. On sent monter la fièvre progressivement dans notre corps, exaltant les sens jusqu'à l'accession à la transe, cette dans tribale laissant s'exprimer notre inconscient refoulé. Le voyage continue, original, inspiré, percutant, JMPZ alternent les chansons de Subsonic & Sound Asylum : Dub Profiler, Freedom, Gun is not an Argument, Man is a Man, les bassistes se donnent à fond pour transcender leur musique et le public, l'un jouant les multiples possibilités d'une basse overdrivée & bourrée d'effets, tour à tour planante, nerveuse voire violente, l'autre nous gratifiant d'un jeu slappé tout à fait excellent, s'affairant à la mélodie des chansons. JMPSeb s'agite derrière ses fûts avec une frappe mêlant puissance et finesse dans les finitions rythmiques.
La tension baisse lors de l'instrumental Heart Murmur, qui donne la part belle au didjeridoo, accentuant l'envoutement. Le concert finit sur un Schizophonic de haut vol qui nous fait remuer les méninges rythmiques par ses assauts puissants et complexes.
Offrant une fusion à géométrie variable, JMPZ trace sa route, osant tout mais surement pas n'importe quoi, pratiquant une musique totalement libre. Avec ce show surpuissant et terriblement inspiré, le quatuor nous montre que sa propension à communiquer une certaine transe est encore de mise et un envoutement auquel il est toujours difficile de résister.

Bass Vegas Parano

# Posté le samedi 21 juin 2008 12:05
Modifié le samedi 21 juin 2008 12:31